L'Histoire de la Danse : de l'Antiquité au XXe siècle

« La danse est le premier-né des arts. La musique et la poésie s'écoulent dans le temps ; les arts plastiques et l'architecture modèlent l'espace. Mais la danse vit à la fois dans l'espace et le temps. Avant de confier ses émotions à la pierre, au verbe, au son, l'homme se sert de son propre corps pour organiser l'espace et pour rythmer le temps »

 

L'Antiquité

L'acte rituel devient distraction : l'esthétisme et la communion deviennent prépondérants lors des spectacles et des rassemblements. La danse devient donc un art dont les codes évolueront avec les sociétés qui la pratiquent.

 

Le Moyen Age

 Les danses médiévales sont relativement mal connues, ayant laissé peu de traces écrites. Si quelques chroniques du temps en parlent, aucune ne les décrit, de sorte qu'il est aujourd'hui quasiment impossible de savoir comment elles se dansaient. À cette difficulté s'ajoute le problème du déchiffrage musical : la notation musicale s'inscrit à cette époque sur une portée à quatre lignes (et non à cinq comme aujourd'hui), ce qui rend l'interprétation des phrases mélodiques assez aléatoire.

La Renaissance

Héritières, pour quelques-unes,les danses de la Renaissance se diversifient dès le début du XVe siècle et atteignent très vite un nombre important de danses de cour et de bal, tant pour couples que collectives.                                                                                                                                                                 C'est en Italie que se forgent un premier vocabulaire chorégraphique et les premières théories de cet art. Dans une Italie alors morcelée en quantité de petits états, les premiers maîtres de danse font leur apparition dans les cours, où ils enseignent non seulement la danse, mais aussi les bonnes manières et l'étiquette. Domenico da Piacenza (originaire de Plaisance) est le premier dont on a conservé le traité manuscrit, intitulé De arte saltandi et choreas ducendi (vers 1455). Ce précieux manuscrit est conservé à la Bibliothèque nationale de France. Ses disciples Guglielmo Ebreo (Pesaro) et Antonio Cornazzano (Plaisance) travaillent dans les principales villes italiennes, au service de Francesco Sforza, d'Isabelle d'Este et d'autres seigneurs. Leurs ouvrages reflètent l'évolution de la danse italienne et du ballet de cour au XVe siècle. Le danseur et chercheur italien Andrea Francalanci (1949-1999) fut le premier à reconstituer les chorégraphies de cette époque, ainsi que les ballets des opéras de Monteverdi ou Caccini.

En France, parmi les plus anciennes danses, on trouve le branle et la basse danse. D'autres, davantage danses de couples, émergent dans le courant du XVIe siècle : l'allemande, la courante, la gaillarde, la pavane, la volte, etc.

Le XVIIe siècle

C'est le siècle du ballet de cour par excellence, puis de l'opéra-ballet et de la comédie-ballet initiés par Lully et Molière.

Le XVIIIe siècle

C'est le siècle de la danse baroque, appelée à l'époque la « Belle danse ». Le premier théoricien de la danse, Jean-Georges Noverre, préconise une danse exprimant les sentiments de l'âme, dépouillée de tout artifice, et réforme le ballet en édictant les règles du ballet d'action.

Le XIXe siècle

Avec La Sylphide apparaît le ballet romantique et la prééminence de la danseuse légère, éthérée, aérienne.                                                                                La danse classique se codifie, notamment par les soins de Carlo Blasis et Enrico Cecchetti.                                                                                                       Déclin du ballet en France, développement des grands ballets classiques en Russie, en Scandinavie et en Italie.                                                                          À la fin du XIXe siècle, dans le Rio de la Plata, naît le tango.

Le XXe siècle

La danse classique se renouvelle avec les Ballets russes de Serge de Diaghilev et ensuite, avec la naissance du style néo-classique (Serge Lifar en France et George Balanchine aux États-Unis).

En Allemagne et aux États-Unis apparaît la danse moderne (modern dance).                                                                                                                         Dans les années 1920, aux États-Unis, naît le Lindy Hop, ancêtre du rock. De manière générale, le XXe siècle sera marqué par un fort développement des danses en couple (social, compétition ou spectacle).                                                                                                                                                                     Après la Seconde Guerre mondiale naît la danse dite contemporaine, héritière de Merce Cunningham, qui prend plus largement son essor à la fin des années 1970 pour se développer jusqu'à aujourd'hui. Des liens s'établissent avec tous les arts. La danse s'éloigne de la virtuosité pour rejoindre le rang d'art polémique en plaçant le corps comme principal médium d'expression. C'est le temps de la performance. La recherche instaurée par le jeune Vaslav Nijinski, ou par Isadora Duncan, semble continuer de dévoiler d'autres modes d'expression via le corps. Le XXe siècle change la donne avec la danse contemporaine, qui met en avant un désir de se renouveler sans cesse. La danse rejoint définitivement, et sur leurs propres avant-gardes, la littérature, la peinture, la sculpture et parfois même la politique et la philosophie. De nombreuses expérimentations sont aujourd'hui menées pour appréhender le champ des possibles d'un corps.                                                         Dans les années 1970, aux États-Unis, naît le contact improvisation.

Depuis 1982, le 29 avril est la journée internationale de la danse, en hommage à l'anniversaire de naissance de Jean-Georges Noverre (1727-1810), considéré comme le créateur du ballet moderne

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